« Je fais le choix de Lyon »

Le dimanche 15 mars, à l’issue d’un premier tour des élections municipales organisé dans des circonstances exceptionnelles, les électeurs Lyonnais m’ont placé en seconde position derrière la liste EELV et devant les deux candidats de Gérard Collomb et David Kimelfeld, Yann Cucherat et George Képénékian.

Si la configuration du 1er tour devait se maintenir lors du second, programmé le 28 juin prochain, une coalition rassemblant les Verts et la France Insoumise s’installerait pendant six ans à la tête de Lyon et de sa métropole. De cela, je ne veux pas, au regard des conséquences graves pour notre économie, nos emplois et notre cohésion sociale. Je sais que les Lyonnais sont nombreux à partager ce point de vue.

Si la préservation de l’environnement constitue un grand défi, il ne peut être relevé par des politiques idéologiques et de rupture. L’histoire de Lyon, c’est l’alliance de l’économie et de l’intérêt général. Et je suis convaincu que l’écologie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seules mains des écologistes et de l’extrême gauche.

Alors que se dessine une crise économique et sociale sans précédent qui exigera des réponses fortes, la deuxième ville de France ne peut raisonnablement pas devenir un petit laboratoire de la décroissance ni le lieu d’expérimentation d’idéologiques hasardeuses pratiquées par des apprentis. Tout cela ne serait pas à la dimension de Lyon et à la hauteur de son passé.

J’ai choisi une autre voie.

Se pose dès lors la question de savoir comment proposer une autre alternative. S’il a été un maire reconnu par le passé, Gérard Collomb n’est plus aujourd’hui l’homme du rassemblement. Il l’a compris puisqu’il a annoncé ce jour qu’il ne se présentait ni à la métropole ni à la ville de Lyon. Je tiens à saluer cette décision qui était attendue de nombreux électeurs.

Ce retrait était assorti d’une exigence : que son candidat à la ville, Yann Cucherat, conduise des listes fusionnées avec mes équipes lors du scrutin du 28 juin.

Durant toute ma vie politique, je me suis toujours attaché à placer l’intérêt général devant les querelles de personnes, les dynamiques collectives devant les stratégies individuelles. Ce principe, je l’applique encore aujourd’hui en renonçant à mener les listes Bleu Blanc Lyon au second tour des élections municipales. Avec cette décision, je fais, en conscience et en responsabilité, le seul choix qui compte : celui de Lyon.

Yann Cucherat conduira donc une liste fusionnée qui inclura à parité les membres de mon équipe. Comme je l’ai toujours indiqué, je souhaite ouvrir la possibilité à la nouvelle génération d’hommes et de femmes talentueux qui m’ont entourés depuis de nombreux mois, d’accéder à des responsabilités au service des Lyonnaises et des Lyonnais.

Avec mon équipe, les candidats #BleuBlancLyon et plus largement tous ceux qui se sont mobilisés avec passion durant cette campagne, nous avons porté depuis des mois un projet très innovant et ambitieux pour faire de Lyon une ville plus verte, plus sûre, plus proche du quotidien de ses habitants.

Je veillerai à ce que ce programme continue d’être porté par notre liste de rassemblement, cela dans le cadre d’un solide plan de relance pour notre économie.

Je remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui se sont engagés à mes côtés dans cette formidable aventure. Je veux ici leur témoigner toute ma reconnaissance et ma profonde gratitude. Je veux leur dire que la politique appelle parfois à des sacrifices difficilement consentis, mais ils sont grands quand ils sont dictés uniquement par le service du bien commun.

Je les invite à poursuivre, autour d’une équipe qui se réunie en raison de la gravité des circonstances, un combat pour épargner Lyon les dégâts d’une politique extrémiste de la gauche radicale et de l’écologie punitive.

J’adresse tous mes encouragements aux candidats de cette nouvelle équipe pour la tâche immense qu’il leur reste à accomplir, et pour les responsabilités qu’ils s’apprêtent à assumer collectivement, au service de Lyon et des Lyonnais.

Etienne Blanc